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Début janvier…

Période pendant laquelle on pense plutôt à l’année qui arrive qu’à celle qui vient de se terminer, surtout lorsqu’elle nous a confrontés à une série de difficultés, de désillusions. Une année qui s’annonce bouleversante pour les membres des directions départementales et régionales de la Jeunesse et des Sports et de la Vie associative, qui vont se fondre à partir du 1er janvier avec ceux des DRASS et DDASS et de l’ACSE dans une DRCS et des DDCS (cohésion sociale). Aux dirigeants des associations sportives et d’éducation populaire, fort peu nombreux, ainsi qu’aux fonctionnaires de ces différents services, ce lundi 4 janvier au CREPS, le préfet ainsi que l’ex directeur régional de la DRJSVA, aujourd’hui DDCS du Nord, Monsieur Thepot, insistaient sur cette nécessaire reconfiguration, suite à la RGPP, dans un souci pour le gouvernement d’une meilleure efficacité du service public.

L’auditoire, allez savoir pourquoi, manifesta quelques rires et sourires ironiques !

Un an pour que chacun trouve sa place et les dossiers dont il aura la charge, avec le souci d’un échange de culture professionnelle, qui ne peut qu’être profitable pour le citoyen…
Garderons-nous des interlocuteurs sensibles aux questions de pédagogie ?

Le DRCS, on le sait maintenant est l’ancien DRASS, tandis que le DDCS du Pas de Calais, sera l’ancien DDJS de ce même département. Partage équitable ?
Changement dans la stabilité ?
Mais nous attend aussi le projet de refonte des collectivités territoriales, sur fond d’élections régionales avec cette fameuse question de la clause générale de compétence. Après la disparition de la taxe professionnelle, certaines d’entre elles auront-elles encore les moyens suffisants pour assumer leurs choix politiques ?

C’est un peu ce que posaient hier, mercredi 6, encore, des représentants du Conseil Régional sur la volonté des élus de vouloir continuer à accompagner les associations mais en restant vigilants sur l’assise juridique de leurs décisions ; notamment la mise en place ou pas d’appels d’offre.

Toujours est-il qu’aujourd’hui la culture, la jeunesse et l’éducation ne résistent plus aux « nouvelles » priorités que la crise a engendré (chômage, logement…). On peut se demander parfois ce que deviendront les associations comme les CEMEA dans le paysage local et national dans les mois qui
viennent, une question qui interroge aussi les nouveaux militants.

La formation des nouveaux militants du 28 au 30 décembre a ce fameux mérite de faire se reposer la pertinence de notre action – cette volonté aussi de viser l’innovation pédagogique et la massification -, le rapport au terrain tout en requestionnant les fondements pédagogiques et philosophiques de notre projet et la place de chacun d’entre nous dans la mise en oeuvre de celui-ci en pratiquant ce terrible exercice de conjuguer le statut de formateur (CEMEA organisme de formation), de militant (CEMEA mouvement) et membre actif (CEMEA association). Les 16 personnes présentes ainsi que les 5 militants chevronnés présents ont entendu, questionné sans souci de complaisance ces différents aspects et particulièrement, cette année, notre rapport à l’école. Nous aborderons d’ailleurs plus finement cet événement lors d’un prochain.

Le congrès permettra également de revisiter ces différents aspects et de repenser notre organisation.
Je nous souhaite une excellente année 2010 ! Je nous souhaite aussi d’être nombreux à Aix fin août.

Sylvian BOYAVAL