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« Jay », l’homme qui se cache derrière les soirées jeux de société

Posté le 12/03/10Par Redaction 

Jérémy dans la peau de "Jay" son personnage de Zombicide

« Quand j’étais plus jeune, je me disais que je n’achetais qu’un jeu de société par an, puis un par mois… Aujourd’hui j’en ai 350 ». Portrait de Jérémy Baclet, coordinateur de formations et de projets aux Ceméa.

Depuis un an, Jérémy anime, une soirée par mois, un temps de jeu de société ouvert à tous. « C’est un outil pédagogique, on apprend sans s‘en rendre compte et ça crée du lien social. » Un moyen de faire travailler ses méninges tout en s’amusant. « Personnellement, j’aime faire découvrir des jeux ayant un fort intérêt pédagogique. J’aime bien promouvoir les jeux coopératifs. Ça change du Monopoly, dont le but est de s’enrichir et d’écraser les autres. »

Jeux de mimiques, de regards, de stratégies, de réflexes aussi. Ces soirées offrent un large panorama de découverte à ceux qui sautent le pas un vendredi par mois. « Les gens ont des références assez limitées en terme de jeu de société. En France, pourtant, on a une grande variété de jeu. »

Mais tous les jeux ne sont pas pour autant vecteur de bonne humeur, c’est pourquoi Jérémy sélectionne des jeux qui conviennent au plus grand nombre. « Il existe des jeux qui procurent du plaisir sans forcément gagner. Les jeux où l’objectif est de se taper dessus peut requérir de la diplomatie, pourquoi pas des échanges, de la tension, ou de la méfiance.  Il y a même des jeux où l’on va bluffer, où l’on peut tricher. Il y a des jeux d’ambiance qui amènent à échanger avec l’autre, à rigoler. »

Cette passion pour le jeu de société, Jérémy la cultive depuis de longues années. « Pour moi le déclic, c’était quand je faisais de l’accompagnement scolaire. J’avais des gamins qui avaient de très grosses difficultés à l’école. Pourtant, quand on jouait aux jeux de société, je les trouvais vraiment très intelligent, vraiment très fort. J’étais assez surpris de leur vivacité d’esprit et de leurs capacités. Là, je me suis dit qu’il y avait un problème. Comment se fait-il qu’à l’école ça ne se passe pas bien, et qu’au travers du jeu, ils s’épanouissent et arrêtent de se dévaloriser ? »

C’est aujourd’hui au sein des Ceméa NPDC que Jérémy partage son goût pour le jeu. Et il a fait des adeptes. « C’est ma passion, j’adore ça, je la fais partager à plein de monde. Je peux prendre l’exemple d’Alexis avec qui j’avais animé un stage BAFA à ses débuts aux Ceméa. Ça a créé chez lui une passion autour du jeu de société. Il a maintenant sa propre ludothèque à la maison. »

Aux Ceméa depuis 2000 et salarié depuis cinq ans, Jérémy s’occupe au quotidien de coordonner des formations et des projets de l’association. Il intervient régulièrement en stage BAFA où les stagiaires sont très réceptifs aux temps de jeux de société. « J’ai souvent des jeunes entre 17 et 20 ans, et, pour certains, ils se révèlent, deviennent moins timide. J’ai déjà vu des jeunes s’épanouir. En une semaine, à travers le jeu, ils ont parlé avec plus de gens que toute l’année au sein de leur lycée. »

L’occasion pour lui de conclure. « Des études montrent que le fœtus joue avec son cordon ombilical. J’ai donc tendance à croire que le jeu de manière général est naturel pour l’homme. Ça développe tout chez l’être humain, que ce soit la sociabilité, la motricité, la construction de soi, l’autonomie, l’intellect l’imagination, ou l’esprit critique. »

Nous remercions chaleureusement Jérémy pour sa disponibilité.

Madeleine Le Page & Thibaut Copleux

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