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Entretien avec Erika Vaury, lors du vernissage de son exposition « Rituel et sacré »

Posté le 12/03/10Par Redaction 

Rituel et Sacré - expo d'Erika VAURY

Nous avons rencontré Erika Vaury, plasticienne venue présenter une partie de son œuvre lors de son exposition « Rituel et sacré ». Cette exposition a lieu du 19 mars au 7 mai 2018 dans les locaux des Ceméa Nord-Pas de Calais. Durant ce vernissage, l’artiste a pu expliquer aux visiteurs ce qu’elle cherchait à exprimer à travers ces créations.

Erika nous a accordé un entretien pour pouvoir parler justement de cette exposition.

Pouvez-vous vous présentez ? Quel est votre parcours ?

Je suis Erika Vaury. J’ai fais une formation dans les arts appliqués, plus précisément dans le textile. J’ai rencontré les Ceméa par le biais du BAFA puis j’ai été cooptée et je me suis investie aux Ceméa un peu après mes études. Je me suis orientée vers la médiation culturelle, mission que j’exerce au musée de La Piscine à Roubaix où je suis intervenante plasticienne. J’exerce aussi dans d’autres structures en tant que plasticienne comme dans des EPSM ou des crèches. Je travaille également avec une compagnie de danse, je créée des accessoires et travaille un peu la scénographie.

Durant le vernissage, Erika a pu répondre aux questions des visiteurs venus spécialement pour l'exposition.

Comment se compose cette exposition ?

La penderie des Dieux.

NDLR : cette exposition est composée de plusieurs œuvres, on y retrouve une collection de masques d’or, une penderie appelé « La penderie des Dieux », des masques en textiles, une exposition de shamans ainsi qu’une multitude de petits bonhommes faits en papier.

Cette exposition, c’est un petit bout de mon travail, de ce que j’ai pu faire jusqu’à aujourd’hui,  j’y aborde le « Rituel et sacré ». Dans mon travail en général, je m’interroge sur la question de la transmission, comment peut-on transmettre les codes d’une culture dans une société ? J’aborde ça sous différents points : la transmission par l’apprentissage, par le jeu, et donc là c’est tout ce qui est rituel. Par les rituels, il y a tout ce qui est rituels de passage évidemment, mais il y a aussi tout une partie sur les masques.

C’est pour cela qu’il y a une partie de l’exposition sur des masques en textile. J’ai fait une formation textile et tout ce qui est motif m’intéresse. Avec ces masques en tissu, l’idée est de créer des civilisations imaginaires et  pour chacun j’imagine une technique textile différente avec des motifs. J’associe à chaque masque une personnalité, une culture qui se développe derrière. C’est purement fictif. Là c’est le début d’une collection, j’espère arriver à une quarantaine de masques à peu près.

NDLR : dans un partie de l’exposition il y a une panoplie de petits bonhommes faits en papier grand comme des cartes de visite.

Tout ces petits bonhommes sont là pour montrer la diversité d’habillement, des couleurs, des motifs.

Il y a aussi ce que j’appelle la penderie des Dieux, cette installation s’inspire de la mythologie où l’on observe des personnages mi-homme mi-animal. L’idée est de se dire, le matin, en allant devant cette penderie imaginaire « aujourd’hui je voudrais avoir tel pouvoir, telle apparence… ».

La collection de masques d'or

Ensuite dans cette exposition il y a une collection de masques en or. L’or est un métal qui a toujours fasciné déjà par sa brillance et son aspect, mais aussi par sa résistance, il ne se dégrade pas au fil du temps. En effet, on peut refondre l’or à l’infini, c’est fascinant. C’est pourquoi quand on a un bijou en or, il est probable qu’on y trouve 0,03 % d’or des Aztèques de l’époque car, par rapport à la masse mondiale d’or, tout s’est mélangé. On peut remarquer pour les civilisations résidentes à côté de filons d’or, que ce dernier est associé au divin, car il y a un côté puissant à cette matière. Il y a aussi le fait que l’or suscite les convoitises. C’est pour tout cela que ça m’intéressait de faire une collection de masques en or. Pour la mise en place de cette collection, je me suis inspirée des collections de papillons.

Les shamans ce sont des personnages, dans les sociétés, qui sont des intermédiaires entre l’au-delà et notre monde. Ils jouent de ça, pour paraître extraordinaires. Dans l’exposition, la collection des shamans montre un jeu d’apparences, de costumes, de masques… Ce qui m’intéresse dans le masque aussi c’est que la personne qui le porte est transformée, elle peut se cacher et peut aller jusqu’à la transgression dans son comportement.

Quelles techniques utilisez-vous ?

Les techniques sont assez diverses et variées. On peut avoir un travail du papier en général, on a aussi de la gravure, de la broderie, du textile, de la sérigraphie… Il y a également des techniques d’impression utilisées comme pour les motifs des masques en textile, c’est de la gravure dans de la gomme que j’ai ensuite imprimé. On retrouve aussi du macramé, du crochet, et de la couture évidemment. C’est très varié.

Masque ayant servi à créer le visuel de l’affiche de l’exposition

Pourquoi faire cette exposition ici, dans les locaux des Ceméa ? Quel est votre lien avec les Ceméa ?

Cela fait un moment que je suis les Ceméa et je m’en suis éloignée avec la vie active. Cette exposition, c’est une façon de me rapprocher un peu des Ceméa. C’est très intéressant si, en plus, on peut l’exploiter dans d’autres rencontres.

Il y a très longtemps, j’ai connu les Ceméa en tant que stagiaire, j’ai été coopté et du coup je me suis beaucoup investie à une époque. Je m’en suis éloignée car j’ai eu des enfants. Maintenant j’ai envie de me réinvestir à nouveau dans les Ceméa.

L’exposition est visible du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h.

Elle a lieu au 11 rue Ernest Deconynck à Lille ( intersection de la rue Gambetta avec la rue Solferino)

Elle est visible jusqu’au 7 mai 2018.

L’entrée est gratuite.

Pour plus d’infos, contacter Amélie : communication@cemeanpdc.org, 03.20.12.80.03

Article rédigé par Thomas Bonzanini, service civique web reporter