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Les collégiens d’Armentières racontent Les Misérables

Posté le 12/03/10Par Redaction 

Accompagnés par les Ceméa Npdc, les élèves du collège d’Armentières revisitent l’œuvre des Misérables. Un accompagnement de plusieurs séances pour se réapproprier la pièce et la faire vivre à leur manière.

Mardi 9 octobre 2018, 9 heures, une troupe de jeunes élèves se dirigent vers le Vivat, la scène conventionnée d’intérêt national d’Armentières. Les 5ème du collège Desrousseau s’apprêtent à découvrir la si célèbre œuvre Les Misérables, réinterprétée sous forme de théâtre d’objets par la compagnie Karyatides. A peine deux heures plus tard, la pièce terminée, les élèves retournent tranquillement au collège où ils reviendront, par groupe, sur ce qu’ils ont vu, entendu et compris.

Se réapproprier la pièce

Regroupés en petit nombre, les élèves déambulent dans la pièce. Un à un, ils s’arrêtent près d’un camarade pour lui souffler quelques mots, leurs impressions sur le spectacle. « J’ai vu des marionnettes », « j’ai entendu des coups de feu », « j’ai bien aimé le petit garçon avec son bonnet », « j’ai pas aimé quand Cosette s’est fait abandonner » : la parole est libre et les élèves se prêtent au jeu. Pour les enseignants, c’est l’occasion de prendre le temps de faire du lien avec ce qu’ils ont vu et ce qu’ils comprennent de la pièce. Des activités appropriées, selon Shaïna et Louane, qui ont le mérite de sortir de l’ordinaire. « J’aime bien faire des activités à l’oral, je suis une fille qui parle beaucoup, admet Shaïna, mais j’aime bien écouter les idées des autres ». Plus tard, les groupes se mettent à mimer une scène du spectacle qui les a marqués, et se figent le temps d’une photo. Certains revivent la course poursuite de l’inspecteur Javert et de Jean Valjean, d’autres la scène du baiser entre Cosette et Marius, sans oublier le déchirant sacrifice de Fantine. « C’est une manière revivre autrement ce que les élèves ont vu pour qu’ils se réapproprient la pièce », explique Ludivine Descamps, coordinatrice du groupe d’accompagnement des pratiques artistiques aux Ceméa et chargée de mener à bien le projet.

 

L’école, partenaire des Ceméa
Erika, Mathilde, Rocio et Ludivine, toutes membres du groupe d’activités, ont aménagé avec les enseignants du collège Desrousseaux, quatre temps d’accompagnement. Il s’agissait avant tout d’animer des ateliers d’expression orale et manuelle : réalisation d’affiches, évoquant ce qui les « révolte » (injustice, misère, violence), création de « bandes annonces » réalisées avec des figurines et mises en scène par les élèves.
« Ce travail d’accompagnement est propre aux Ceméa, assure Ludivine, et il est possible avec toute sorte d’objet de production qui permet d’entrer dans la culture : les films, les concerts, les expos ». Une des enseignantes confie néanmoins que le choix s’est porté sur la pièce des Misérables pour son « accessibilité » vis-à-vis d’un public jeune. Qui plus est, cette œuvre mythique permet aux professeurs d’aborder en classe l’ « héroïsme », une notion au programme des 5ème cette année.

Travailler autrement
Les élèves s’interrogent : est-ce vraiment du travail ? « Ça passe plus vite que des cours normaux. C’est du travail mais pas le même que d’habitude », admet Mathis. Elias, quant à lui, n’a pas vraiment l’impression de travailler : « ça change de l’école ! C’est pas toujours sérieux, on peut rigoler ». « On découvre quand même que la vie n’est pas si facile, raconte Louane, ça nous fait réfléchir, y a une morale derrière l’histoire ». Finalement, ils sont beaucoup à vouloir continuer le projet, d’une manière ou d’une autre. « Ça nous apprend des choses, ça serait bien de continuer », conclue Shaïna, enthousiaste.

 

Madeleine Le Page & Thibaut Copleux

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