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Un week-end de formation et de retrouvailles

Posté le 12/03/10Par Redaction 

Le regroupement régional est l’un des grands rendez-vous de la vie associative et pédagogique des CEMÉA NPDC. Il permet aux militant·e·s de se retrouver le temps d’un week-end pour se former, échanger et agir sur des thématiques importantes pour les CEMÉA.

Ce rendez-vous était très attendu de la part des militant·e·s de l’association car l’édition 2020 n’a pas pu avoir lieu du fait de la crise sanitaire. Entre retrouvailles pour certains et découvertes pour d’autres, anciens et nouveaux militant·e·s ont réfléchi pour construire ensemble. Après une présentation du déroulement du regroupement, les participant·e·s se sont réparti·e·s dans l’un des quatre parcours d’activités sur lequel ils·elles s’étaient inscrit, encadrés par des membres des groupes d’activités.

Parcours Aménagements en ACM maternel

Créations des participant·e·s

L’objectif de ce parcours était d’amener des techniques pour aménager un lieu ou un local d’accueil de jeunes enfants avec du matériel de récupération.

Perrine, enseignante et militante, a amené des valises pour les transformer en jouet. Le matériau principal utilisé était le carton, le groupe a donc travaillé sur différentes techniques de collage, de pliage et de renforcement du carton pour se rendre compte des possibilités.

Les participant·e·s se sont rendus compte qu’il fallait connaître les outils adéquats pour rendre les structures solides et durables. C’est une activité qui prend du temps et elle nécessite d’avoir le matériel adapté aux matériaux avant de se lancer.

Pendant ces deux jours, des maisons de poupées, un évier et une cabane ont vu le jour à partir d’éléments issus de la récupération (valises, cartons, tissus…). 

Le groupe devant la fresque proche de l’association

Parcours La culture s’exprime

Les encadrantes ont voulu faire vivre un accompagnement culturel en s’appuyant sur le festival de street art la BIAM (Biennale Internationale d’Art Mural) tout en réfléchissant à ce qui fait culture dans notre société.

Au cours de ce week-end, les participant·e·s se sont questionné·e·s sur leur rapport personnel à la culture. Pour les aider, le groupe est allé observer la fresque murale située près de l’association. Ils·elles ont ensuite partagé un retour sensible en préparant une petite scène et pour témoigner de ce qu’ils·elles ont perçu.

Armé·e·s d’un petit carnet, ils·elles se sont approprié·e·s un fragment d’oeuvre pour créer la couverture de l’objet. Par petits groupes, ils·elles ont ensuite flâné dans les rues de Lille pour observer les fresques et aller à la rencontre du Collectif Renart. Leur petit carnet, outil d’exploration, leur a permit de garder des traces de leur parcours dans la ville à travers la couleur, les formes et les messages rencontrés.

Parcours Accueillir la différence

Anthony et Stéphanie ont dynamisé, pendant le confinement, un groupe d’activité autour de l’accueil de la personne en situation de handicap. Ils·elles ont profité du regroupement pour faire connaître le groupe et élaborer avec les participant·e·s des outils adaptés à l’accueil de la personne.

Afin de mener à bien cet objectif, une frise historique autour du handicap a été construite car il faut comprendre le passé avec des dates et des textes de loi pour comprendre le sujet de nos jours. Suite à cela, les encadrant·e·s ont lancé des jeux classiques qui sont adaptés à différents types de handicaps. Des contraintes ont été ajoutées afin de mettre en situation le groupe. Un repas à l’aveugle a été proposé à l’ensemble des participant·e·s sur le temps du midi. Par deux et les yeux bandés, l’objectif était de déguster son repas tout en ayant des éléments perturbateurs détournant leur attention.

Enfin, Stéphanie a initié le groupe à la langue des signes. Les participant·e·s ont appris l’alphabet, à épeler leur prénom, et quelques mots d’usages afin d’échanger en signant.

 

Fontaine à héron

Parcours Que la force (hydraulique) soit avec nous

Mené par des membres du groupe ADTS, ce parcours a débuté avec des challenges : comment récupérer un objet dans une assiette avec fond d’eau sans toucher cette dernière ou comment reproduire le principe des vases communicants. Une fois ces exercices réussis par le groupe, les encadrants ont pu passer à des projets plus ambitieux et pousser la réflexion sur ce que l’on peut créer avec la force hydraulique.

Avec l’eau comme contrainte, les participant·e·s ont construit deux réalisations. La première était de reproduire un système de fontaine à héron en s’appuyant sur les exercices réalisés en amont. La seconde réalisation était basée sur la création d’un système pour soulever une voiture en plastique. Pour relever ce défi et par groupe de deux, les participant·e·s devaient faire appel à leur imagination et leur esprit logique pour construire de A à Z un procédé comme un monte-charge ou une grue. Une autre contrainte a été ajouté, il fallait utiliser des seringues et des tubes pour construction l’objet.

Temps de réflexion et de bilan

Comme à chaque regroupement, un temps de réflexion a été proposé, cette fois-ci portant sur militer aux CEMÉA aujourd’hui et demain. Dès le début du week-end, une installation était à disposition des participant·e·s pour préparer ce temps de réflexion. Chacun·e pouvait s’exprimer sur son parcours de militant·e aux sein des CEMÉA, sur leurs engagements et les valeurs de l’association. Pour continuer cette réflexion, il était proposé d’inscrire des idées de projets que l’on imagine pour les CEMÉA sur une autre installation.

Dans le temps de réflexion du samedi soir, les militant·e·s se sont notamment interrogé·e·s sur les possibilités d’engagements, comment militer près de chez soi et entretenir un noyau de militant·e·s pour qu’ils·elles puissent se retrouver pour réfléchir, penser et agir en dehors de la métropole lilloise.

Après une phase de bilan dans chaque parcours d’activité, le regroupement s’est clôturé par un bilan global du week-end où chacun·e pouvait partager un moment qu’il·elle avait apprécié ou moins apprécié.

À la prochaine !